songes d'un art aimé

le temps de lire , comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre Daniel PENNAC
 
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 Trombinoscope des écrivains

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julie
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MessageSujet: Trombinoscope des écrivains   Sam 16 Juil - 22:39

Voici une des biographie trouvé sur un site :

Valérie Valère:



Née à Paris le 1er novembre 1961, dans le 15ème arrondissement, Valérie était le second enfant d'une famille classique. Elle fut internée à l'âge de 13 ans dans un hopital psychiatrique pour anorexie mentale, pendant 4 mois. A sa sortie, elle s'inscrit à l'école du cirque d'Annie Fratellini pour suivre des cours de funambules, tout en suivant ses cours au collège.
A 15 ans, elle rédige pendant les vacances "Le pavillon des enfants fous" où elle relatait les 4 mois d'internement pour anorexie mentale, vécu 2 ans plus tôt. Le livre est publié en 1978, alors qu'elle venait d'avoir 16 ans et qu'elle entrait au lycée. Il devient un best-seller, fait la une et les journalistes entourent déjà cette adolescente dont la force des mots et la sincérité semble envoûter tout le monde. C'est la première fois qu'une anorexique dévoile ce que tant d'autres anorexiques ont vécu et ressenti durant leur internement.

Quelques mois plus tard, Valérie a écrit "Malika ou un jour comme tous les autres", publié en 1979. Elle était animée de cette passion qu'est l'écriture et s'y adonnait tous les soirs après ses devoirs. Elle a obtenu son bac et alla à la Sorbonne pour entreprendre des études de lettres, mais elle abandonna après la première année.

Elle alla vivre à la campagne et publia "Obsession blanche" en 1981. Le 18 décembre 1982, elle n'ouvra plus les yeux. Elle fut incinérée et ses cendres furent dispersées dans la mer, telle qu'elle le souhaita dans son dernier testament. Sa vie fut brève mais dense et son talent n'est plus à démontrer.

"Est-ce que ce ne serait pas la première fois qu'on entend cette voix-là, cette force-là émanant de la toute -faiblesse ? "
Christiane Rochefort.


Anorexie
Elle est rentrée chez elle à Paris, au bout de 15 jours et resta sous la surveillance de ses grands-parents pendant l'absence de ses parents. Elle pesait 31 kilos et sa mère, de retour, l'a conduite dans un hôpital psychiatrique.

" Devant l'hésitation de ma mère, le professeur décréta que, de toute façon, il n'y avait pas le choix, que si je ne me rendais pas à l'hôpital moi-même, dès le lendemain, on viendrait me chercher, que ma mère serait coupable d'un assassinat si elle me laissait ainsi. "
(Le pavillon des enfants fous).
Anorexie... c'est un dernier appel, une manière de dire :
"Je ne veux plus vivre !"

Le premier dialogue qui se produit entre la mère et l'enfant se fait durant l'allaitement. Ce n'est pas seulement un moyen de subvenir à ce besoin naturel mais c'est un moment où l'enfant se nourrit d'amour, du moins quand il y en a...

Valérie ne voulait pas d'un corps d'adulte. C'était devenir adulte, donc devenir comme tous ceux qu'elle détestait tant. Cesser de manger, c'était cesser de grandir.
Dans le monde psychiatrique, Valérie symbolise le cas irrécupérable, le mauvais exemple.

Isabelle Clerc écrit dans son ouvrage "Valérie Valère, un seul regard m'aurait suffi" :


" Depuis que Valérie est née, tous les gestes tentés vers sa mère sont restés suspendus dans le vide. Pas de prise réelle, authentique à laquelle s'accrocher. Alors à son tour, elle lui donne à toucher le vide.À sa façon, en refusant de se remplir, elle renvoie sa mère à ce vide qui lui a été proposé et auquel elle s'est identifiée. "
Dans cet hôpital, Valérie a mené une lutte.
Elle racontera cette lutte, ces 4 mois infâmes dans " Le pavillon des enfants fous ".
Manière de soigner :
" Mange, mange, mange... ensuite tu pourras sortir ".
Un compromis, un chantage surtout. Valérie luttait contre le personnel hospitalier, contre leur chantage.
" Ils ne m'auront pas ! " revient sans cesse comme un refrain dans " Le pavillon des enfants fous ".
Guérison ? Atteindre une prise de 10 kg, après quoi Valérie sera considérée comme guérie. Fausse guérison, évidemment.

À son entrée à l'hôpital, ses livres lui ont été confisqué. Enfermée, elle perd peu à peu notion du temps.
Les visites de sa mère, maquillée et bronzée, sont chargées de reproche ("Tu veux me rendre malade ?", " Je ne céderai pas.").

Ses parents étaient en plein divorce et ils n'hésitaient pas à se disputer à son chevet.
Valérie n'arrivait pas à les atteindre, à toucher leur être profond. L'anorexie était une façon de dire : " J'existe ! ". Mais ses parents n'ont pas compris le message.

Pour sortir de cet enfer, de cet hôpital, Valérie a compris qu'elle n'avait pas le choix:
elle devait manger.
Elle a rencontré d'autres anorexiques durant son séjour.s
Leur seule motivation pour manger était de sortir et se venger.


" Le regard ébahi sous la calotte blanche éclatait de victoire. Rien qu'à cause de cet air de triomphe dominateur, j'aurais voulu lui cracher mes bouchées à la figure. Mais non, c'est stupide, je me vengerai d'elle après. "
Valérie a dû se forcer à manger.

" Je n'ai pas su leur résister, ils sont arrivés à ce qu'ils espéraient et j'ai suivi leurs ordres à la lettre comme un caniche sans pensées, comme une lavette empuantie par leur saleté."

Elle finit par peser 10 kg de plus. Elle est sortie mais pour retourner au sein d'une famille qui était à présent brisée par le divorce des parents. En effet, son père était parti.



L'école du cirque
Après être sortie de l'hôpital, Valérie se sentait perdue. Elle a rencontré ensuite un acteur, chez qui elle est allée quelques fois. Et c'est cette rencontre qui la poussa à s'inscrire à l'école du cirque.

Elle choisit comme discipline la danse et le fil, deux disciplines qui lui convenaient parfaitement. Elle possédait la souplesse pour la danse et un parfait équilibre pour le fil. En classe, Valérie était solitaire, isolée.

Valérie était partie 4 jours avec Welly Rajman, son professeur de danse, à la Verberie, un village près de Beauvais afin de répéter pour un gala d'enfants. Le spectacle eut lieu dans un hôpital psychiatrique. Coïncidence ? Son passage laissa une certaine empreinte dans l'air. Ce que Valérie ressentait et ne le disait pas, elle le disait avec la danse, avec son corps.

" Pierrette " de Balzac...
Pierrette raconte l'histoire d'une petite orpheline qui s'en alla, tirée par son frère et sa soeur, à Paris. Revenus dans leur sous-préfecture, la ville ne reçoit que Pierrette. Jaloux, son frère et sa soeur la font souffrir et elle en meurt. (C'est du Balzac!!).

Guy Joré, le metteur en scène, recherchait depuis des mois une fille qui devait jouer le rôle de Pierrette. Il remarqua Valérie à l'école du cirque. Il alla la trouver et lui raconta l'histoire de Pierrette. Valérie écoutait, silencieuse comme toujours. Après une audition, il l'engagea. Elle est partie tourner avec toute l'équipe dans le Massif centrale. Valérie était distante, solitaire. Enfuie au fond d'elle-même, elle était une énigme pour tous ceux qui l'entouraient. Elle supportait difficilement l'ambiance du tournage.

Le monde du cinéma est un monde de jalousie, d'hypocrisie. C'est un milieu difficile, et il faut passer pardessus les moqueries et les jalousies.

Toutefois, Guy Joré était content de son travail.

Valérie tourna dans d'autres films, notamment avec Jeanne Moreau dans " Lulu ". Finalement, elle abandonna ses chaussons et le fil de fer.




L'écriture

Elle marchait, elle errait dans les rues, avec un petit carnet en poche. Elle cherchait dans les rues grises et tristes quelque chose qu'elle ne trouvait jamais. Deux ans sont passés depuis son internement.
Voilà sa mère partie en vacances, laissant Valérie seule pendant 3 semaines. Valérie écrivit alors, sans s'arrêter, " Le pavillon des enfants fous".

" Ces quatres mois restaient tellement présents en moi, tellement que j'ai compris que si je ne disais pas le temps dans le pavillon des enfants fous, il me gênerait, s'interposerait entre moi et la vie. Il fallait que j'en sorte."
Lorsque sa mère est rentrée, Valérie avait écrit la dernière ligne.

Elle venait d'avoir 16 ans, elle entrait en classe de philosophie au lycée Racine. Un matin, elle reçut un imprimé de Grasset. Le livre est accepté avec quelques modifications.
Elle refusa.
Quelques jours plus tard, De Stock accepta le manuscrit. "Le pavillon des enfants fous" est sortie en librairie le 9 novembre 1978.

Valérie a découvert une nouvelle passion: l'écriture.

" Écrire, dit-elle, c'est une très grande liberté, j'y ai trouvé la justification de vivre."

Elle continuait sa vie de lycéenne, tout en tissant des liens d'amitié avec son professeur de philosophie.
Après ses devoirs, elle prenait sa machine à écrire pour rejoindre son monde.
En deux mois, elle a écrit " Malika ou un jour comme tous les autres", sorti le 26 avril 1979.
Beaucoup se sont retrouvé dans " Le pavillon des enfants fous".

C'était l'heure du succès, la publication par centaines de milliers d'exemplaires. Mais sa mère n'a toujours pas compris, elle n'a pas été au bout du " pavillon des enfants fous".

Le 27 avril 1979, Valérie passa à " Apostrophes". Belle vengeance contre ces infirmières qui ont été si inhumaines.

Cette année-là, Valérie souriait. Une porte venait de s'ouvrir sur quelque chose de nouveau, sur un autre monde chaleureux où sa présence était fortement demandée.
Sa relation avec sa mère n'a pourtant pas changé, même si Valérie est parvenue à prendre du recul, le drame vivait toujours au fond d'elle.

Les demandes d'interviews ne manquaient pas. Valérie restait distante, acceptant parfois d'être interviewée, refusant d'autres fois.
Toutefois, Jean Couturier, journaliste, a su l'appréhender. Elle parla librement de "Malika".

" Malika, dit-elle, est un grand rêve qui finit parce que la réalité n'est pas comme ça. S'ils avaient continué leur vie, ils n'auraient pas pu poursuivre leur amour. Il est trop beau, trop pur."

Elle écrivait page après page, sans arrêt. Juste après " Malika" , elle préparait déjà " Obsession blanche".
Ses tiroirs cachaient encore bien d'autres pages:

"Aurel", essai inachevé 1977
"Passerelle des rêves", avril-juillet 1978
"Station D", août-janvier 1979
"Autobiographie", 1979
"Pierre Torran", 1979
"Laisse pleurer la pluie sur tes yeux", 1979

Elle passa son bac et l'obtenu en remportant les palmes scolaires et éditoriales. Valérie eut ses 18 ans, elle pouvait désormais toucher de ses droits d'auteurs.


Sa courte vie d'adulte
"L 'ombre de la mort planait au dessus de ses épaules."
note de la webmaster:
c'est une phrase qu'une amie prononça en regardant une photo de Valérie.
Peut-on dire qu'elle a été adulte ? Je crois que Valérie ne l'aurait jamais été même si elle avait vécu 100 ans. Je me trompe peut-être...

Mais reprenons l'histoire.
Étant majeure et touchant de ses droits d'auteur, elle acheta un studio dans le Vème arrondissement. Elle s'est inscrite à la Sorbonne, en Lettres.

Elle gardait contact avec Jean Couturier. Leur désarroi commun les unissait. Ils s'écrivaient et se voyaient.
Une nuit, il reçu un coup de fil. Au bout du fil, la police lui demanda de venir. Valérie avait avalé des médicaments, elle commençait à jouer avec la mort.

Par la suite, elle tombait en proie à des crises de dépressions. La peur de la page blanche qui envahissait Gene (le personnage d' "Obsession blanche") prenait peu à peu possession d'elle.
Elle avait d'ailleurs dit un jour:
_" Je suis un peu de Gene".

Loin de l'antre maternelle, Valérie n'arrivait pas à retrouver de repères, même si elle continuait sa vie presque normalement.
Elle faisait ses courses au marché avoisinant, allait au cours, au cinéma ou sur une terrasse d'un café pour observer ce monde lointain dans lequel nous vivons.

24 juin 1980, un voisin força la porte du studio.
Le feu, causé par un mégot, avait envahi la pièce, les flammes montaient déjà au toit. Cette nuit-là, elle faillit mourir dans cet incendie.

"J'étais dans les vaps, je voyais des flammes, de la fumée, je ne réalisais pas, le toit a brûlé" a-t-elle confié à son ancien professeur de philosophie.

Elle retourna, en automne, vivre de nouveau avec sa mère.
" Obsession blanche" est achevé finalement.

Devant sa machine, Valérie écrivit " Magnifica Love", histoire d'une magnifique danseuse qui séduit tous les soirs, grâce à son corps svelte et éblouissant, le public émerveillé.

Elle continuait à se droguer, toujours perdue dans ce gouffre duquel elle n'arrivait pas à sortir.
Le monde lui était loin, très loin. Le regard qu'elle portait dessus était pessimiste.
Valérie le savait, mais elle n'arrivait pas à aller vers la vie.

Elle s'installa dans une maison, à la campagne, avec deux chats et sa machine à écrire. Son frère, Eric, et un ami apportaient régulièrement l'essentiel.

Loin de la ville, loin des médicaments et autres drogues, Valérie fut en proie à sa solitude.
Elle écrivit "Véra", triste roman qui dévoile maintenant l'état dépressif dans lequel elle se trouvait. Mais les psys, Valérie n'en a jamais voulu.
Elle savait que la mort n'était pas loin.

Dans une émission préparée par Jacques Chancel, Valérie dit publiquement:
_" Ma mort rentrera dans votre oubli".

Bien même avant d'avoir 20 ans, elle rédigeait déjà ses testaments. Le dernier fut respecté.

La mort... cette vieille dame blanche, au visage marqué par le temps et au regard surnaturel, n'est pourtant pas loin. Elle sait qu'elle viendra au moment voulu.
La mort semblait l'opportunité de connaître autre chose que ce monde qui n'avait pas aidé.
À un âge où l'on apprend à se détacher de ses parents, à "voler de ses propres ailes", Valérie vivait encore le drame de ses parents, ne parvenait pas à s'en détacher.

Mais elle savait, elle le sentait. Elle sentait que la mort n'était pas loin. Elle savait qu'elle ne vivrait pas encore longtemps dans ce monde dans lequel elle n'a jamais pu pénétrer.
Elle regardait ce monde comme derrière une vitre.

18 décembre 1982.
Valérie s'est endormie... elle ne se réveillera plus. En cette nuit si froide, la vie quitta son corps.
"Absorption abusive mais involontaire de somnifères" ... Elle avait 21 ans.

Ses cendres, comme elle le souhaitait, ont été dispersées dans la mer.

Une amie m'a dit, un jour, ceci:
" Valérie n'était pas faite pour vivre".

Peut-être, je ne le sais pas...

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julie
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MessageSujet: Re: Trombinoscope des écrivains   Lun 25 Juil - 14:13

Louis-Ferdinand Céline

(1894 - 1961)

Céline est sans doute l'un des auteurs du XXème siècle qui a suscité à la fois le plus d'engouement et d'indignation. Personnage contesté et contestable, il n’en demeure pas moins un écrivain majeur de la première moitié du XX siècle.

Son premier roman, Voyage au bout de la nuit , qu'il publie en 1932 lui vaut une notoriété immédiate. Son style parlé, l'abondance de son vocabulaire, le foisonnement de ses personnages, son réalisme , sa violence, l'enfer ordinaire qu'il décrit, font l'effet d'une bombe.

A la fin des années trente, Céline prône la haine raciale au travers de terribles pamphlets, notamment Bagatelles pour un massacre (1937) et l’École des cadavres (1938) qui "mêlent des pages d’une confondante beauté, sur l’écriture ou la danse, à des satires d’une rare virulence contre les Juifs". Pendant la guerre il affiche un soutien public et sans ambiguïté à la collaboration, sans pour autant adhérer à un parti ou remplir de fonction officielle. Ses pamphlets lui vaudront, à la fin de la guerre, d’être rangé parmi les collaborateurs. Cette attitude fait de lui, pour longtemps, un auteur maudit. Il faudra attendre 1957, après des parutions diverses passées inaperçues, pour le voir resurgir dans l’actualité littéraire avec D’un château l’autre. Une interview dans l'Express et la très populaire émission littéraire de Pierre Dumayet Lecture pour tous le font renaître.



Louis-Ferdinand Céline meurt à Meudon le 1er juillet 1961, suite à une hémorragie cérébrale. Son décès n'est annoncé par la presse que le 4 juillet, après son inhumation au cimetière de Meudon.

Beaucoup d'écrivains ont témoigné leur admiration ou leur répulsion à l’égard de Celine. Jean-Louis Bory décrit ainsi sa fascination et son rejet pour l'écrivain et son œuvre : " L’outrance dans les thèses, l’impudence dans les arguments me paraissaient haïssables, je les haïssais donc. Avec application je me fermais les oreilles et le cœur au lyrisme satanique des pamphlets. Devant ce Pierrot-Arlequin à la mesure de notre planète, à la fois athlète et saltimbanque, sanglotant et rageur, pitoyable et grotesque, admirable et odieux, je n’accepterai plus que de me blesser aux éclats de son mauvais rire. Mais que j’ouvre le Voyage, Mort à Crédit - ou, plus tard, D’un Château l’autre ou Nord, ma rancune s’évanouissait "

Alain Cotte ( source:à la lettre.com)
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MessageSujet: Re: Trombinoscope des écrivains   Jeu 28 Juil - 0:44

Voici Eric Emmanuel Schmitt... les amis!!!



En une dizaine d'années, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu la référence littéraire française sur le marché international. Salué par la critique, plébiscité par le public, ayant même connu les honneurs d'adaptations cinématographiques, voici le portrait de l'auteur contemporain français le plus lu dans le monde. (Avril 2004)

Eric-Emmanuel Schmitt est né à Sainte-Foy-lès-Lyon, dans la banlieue lyonnaise, le 28 mars 1960 dans une famille athée. Passionné pendant son enfance par la musique (il étudie le piano à l'âge de 9 ans), Eric-Emmanuel Schmitt envisage dans un premier temps de devenir compositeur. Mais ses professeurs l'en dissuadent afin qu'il développe son talent déjà évident pour l'écriture.


Le jeune homme écrit son premier livre à onze ans, sa première pièce à seize ("Grégoire ou pourquoi les petits pois sont-ils verts ?", une satire sur l'éducation sexuelle). Mais ce passionné des aventures d'Arsène Lupin reste mécontent de son travail et préfère remettre ses ambitions d'écrivain à plus tard.

Diplômé de l'Ecole Normale Supérieure (de rue d'Ulm), il obtient son agrégation de philosophie en 1983, soutient sa thèse de doctorat en 1986 puis enseigne pendant quelques années la philosophie, tout d'abord dans un lycée de Cherbourg, puis à l'Université de Chambéry. La passion de l'écriture le rattrape après une expérience mystique survenue dans le désert du Hoggar en 1989 où celui-ci se retrouve, de son propre aveu, "inondé par la foi".

Bien lui en a pris : l'auteur est révélé dès sa première pièce, La Nuit de Valognes (1991), qui est entre autre montée par la Royal Shakespeare Company. La reconnaissance critique vient dès sa deuxième oeuvre, la pièce Le Visiteur (1993), un dialogue entre le psychanalyste Freud et Dieu.

Dès lors, le succès ne quittera plus Eric-Emmanuel Schmitt, dont la renommée devient internationale. Sa pièce Variations énigmatiques (1996) est interprétée par Alain Delon, suivi d'une tournée mondiale qui promène l'équipe de Tokyo à Los Angeles. Le Libertin (1997), retraçant une journée dissolue de Denis Diderot, connaîtra même les honneurs d'une adaptation cinématographique en 2000 de Gabriel Aghion réunissant Vincent Perez, Josiane Balasko, Fanny Ardant... Schmitt participera également au projet en signant les dialogues.

Il est également l'initiateur du Cycle de l'invisible, qui réunit trois contes sur l'enfance et la spiritualité ayant remporté un énorme succès sur les planches et dans les librairies : Milarepa (1997), Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2001), dont l'adaptation cinématographique signée François Dupeyron a permis à Omar Sharif de remporter son premier César en 2004, et Oscar et la dame rose (2002).

Cette pièce a représenté la quatorzième meilleure vente internationale sur la marché du livre en 2003, faisant d'Eric-Emmanuel Schmitt l'écrivain contemporain français le plus lu dans le monde. Pour garder forme et tonus face à cette boulimie de travail, l'auteur avoue nager au moins deux kilomètres par jour. On attend d'ailleurs un nouveau succès de la part de l'écrivain avec la sortie ce mois-ci de son dernier roman : L'Enfant de Noé, quatrième volet du Cycle de l'invisible. J.L.

Voili voilou!!! c'est dans la boîte lol
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MessageSujet: Re: Trombinoscope des écrivains   Jeu 28 Juil - 12:06

Ok merci beaucoup pour cette présentation. Sacré bonhomme que celui-là en tout cas.

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MessageSujet: Re: Trombinoscope des écrivains   Jeu 28 Juil - 16:45

ah ba je vois qui c'est à présent !
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MessageSujet: Re: Trombinoscope des écrivains   Sam 18 Fév - 11:08



Michel Houellebecq naît le 26 février 1958 à La Réunion. Son père, guide de haute montagne, et sa mère, médecin anesthésiste, se désintéressent très vite de son existence. Une demi-soeur naît quatre ans après lui. A six ans, il est confié à sa grand'mère paternelle, qui est communiste et dont il a adopté le nom comme pseudonyme. Il vit à Dicy (Yonne), puis à Crécy-la-Chapelle. Interne au lycée Henri Moissan de Meaux ;déjà ses camarades sentaient qu'il avait une capacité de réflexion et une puissance d'analyse, un recul sur les évènements tout à fait exceptionnels pour un garçon de son âge. On le surnommait " Einstein.
A seize ans, il découvre Lovecraft, se retrouve sans doute dans cette phrase "Je ne participe jamais à ce qui m'entoure, je ne suis nulle part à ma place.»
Pendant sept ans, il suit les classes préparatoires aux grandes écoles. En 1975, il s'inscrit à l'école supérieure d'agronomie.

Sa grand'mère meurt en 1978. En 1980, il obtient son diplôme d'ingénieur agronome; il épouse la même année la cousine de son meilleur ami. Commence alors pour lui une période de chômage. Son fils Etienne naît en 1981. A la suite de son divorce, une dépression le conduit à faire plusieurs séjours en milieu psychiatrique.

Sa carrière littéraire commence dès l'âge de vingt ans, âge auquel il commence à fréquenter différents cercles poétiques. En 1985, il rencontre Michel Bulteau, directeur de la Nouvelle Revue de Paris, qui, le premier, publie ses poèmes; c'est le début d'une amitié indéfectible. Ce dernier lui propose également de participer à la collection des Infréquentables qu'il a créée aux éditions du Rocher. C'est ainsi que Michel Houellebecq publie en 1991 la biographie de Howard P. Lovecraft, "Contre le monde, contre la vie". Il intègre l'Assemblée Nationale en tant que secrétaire administratif. La même année paraît "Rester vivant" aux éditions de la Différence, puis chez le même éditeur, en 1992, le premier recueil de poèmes : "La Poursuite du bonheur", qui obtient le prix Tristan Tzara. Il fait la connaissance de Marie-Pierre Gauthier.

En 1994, Maurice Nadeau édite "Extension du domaine de la lutte", son premier roman, actuellement traduit en plusieurs langues, qui le fait connaître à un public plus large. Il collabore à de nombreuses revues (L'Atelier du roman, Perpendiculaires, dont il est ensuite exclu, Les Inrockuptibles). Depuis 1996, Michel Houellebecq est publié par Flammarion, où Raphaël Sorin est son éditeur. Son deuxième recueil de poèmes, "Le Sens du combat", obtient le prix de Flore 1996. "Rester vivant" et "La Poursuite du bonheur", remaniée pour l'occasion, sont réédités en un seul volume en 1997. En 1998, il reçoit le Grand Prix national des Lettres Jeunes Talents pour l'ensemble de son oeuvre. "Interventions", recueil de textes critiques et de chroniques, et "Les Particules élémentaires", son second roman traduit en plus de 25 langues et lauréat du prix Novembre, paraissent simultanément. Il épouse Marie-Pierre la même année. En 1999, il co-adapte avec Philippe Harel "Extension du domaine de la lutte" au cinéma, que ce dernier met en scène. Il publie un nouveau recueil de poèmes, "Renaissance". Au printemps 2000 sort sous le label Tricatel un disque, "Présence humaine", où ses poèmes, lus par lui-même, sont mis en musique par Bertrand Burgalat. Lanzarote, un recueil-coffret de textes et de photographies, paraît chez Flammarion au printemps 2000. Michel Houellebecq réside pendant quelques années en Irlande,dans une maison baptisée " The White House", dans le comté de Cork, où il a écrit en grande partie son troisième roman, "Plateforme".Il s'installe ensuite en Espagne.
Là, il écrit " La possibilité d'une île", qui paraît le 31 août 2005, en France et presque simultanément en Allemagne, Italie, Espagne... Ce livre obtient le Prix Interallié 2005.


Cette biographie est issue du site officiel de Michel Houellebecq: http://www.houellebecq.info/

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MessageSujet: Re: Trombinoscope des écrivains   Mer 17 Mai - 23:33



Daniel Pennac est né, en 1944, au Maroc, dans une famille de militaire. Il as passé son enfance au gré de garnisons en Afrique et en Asie du Sud-Est, avant d'obtenir, à Nice, une maîtrise de lettres et d'opter pour l'enseignement.

Ses premiers romans étaient des romans burlesques et des livres pour enfants. Lors d'un séjour au Brésil et à la suite d'un pari, il découvrit la "Série noire". C'est ainsi qu'en 1985 son premier livre, Au bonheur des ogres, de cette série d'aventure de Benjamin Malaussène fit sa sortie.

Daniel PENNAC est né en 1944 à Casablanca. La profession de son père, polytechnicien devenu militaire par goût du voyage, l’amène à résider dans différents pays d’Afrique et d’Asie du sud-est pendant son enfance (Djibouti, Ethiopie, Indochine...).

Il vit ensuite dans le sud de la France, obtient son premier poste d’enseignant en 1970 à Soissons, avant de s’installer définitivement à Belleville, quartier populaire et cosmopolite de Paris qui constitue le cadre de sa saga des Malaucène qui a établit sa notoriété. Il était jusqu’à récemment professeur de lettres, et tient à garder un contact avec l’école en allant y présenter ses romans.

Daniel PENNAC fut pensionnaire de la cinquième à la terminale, et acquiert très tôt le goût de la littérature, encouragé en cela par son père et son grand frère. Il évoque régulièrement le souvenir de ses lectures de jeunesse, parmi lesquelles figurent La saga de Gösta Berling de Selma Lagerlof, Guerre et paix de Tolstoï, ainsi que les oeuvres de Dostoïevski, Lermontov, Thomas Hardy et Shakespeare.

Il publie son premier livre à l’âge de 25 ans, un essai sur le service militaire pour lequel il prend le pseudonyme de PENNAC pour ne pas « gêner son père ». Il écrit ensuite des livres pour enfants, après avoir décidé de privilégier le plaisir du récit par rapport à la volonté de faire "sens".

« Quand on veut être romancier, il faut raconter des histoires. (...) Qu’ensuite ces histoires génèrent du sens ou pas, c’est l’affaire du lecteur et éventuellement celle de l’auteur de distiller le sens qu’il veut. Mais ce qui me plaît, c’est de faire plaisir en racontant des histoires. » (Les Inrockuptibles, janvier-février 1992, n°33, p.128-133).

Portrait par Gérard Meudal

Loin des polémiques et des règlements de compte qui occupent le devant de la scène littéraire, Daniel Pennac est de ces rares écrivains pour qui le plaisir de lire est avant tout communicatif. Souvenez-vous : il avait déjà sévi une première fois en énonçant les droits imprescriptibles du lecteur. Face au livre et à la lecture, les attitudes pourraient se classer en deux catégories : il y a en effet les passeurs et les gardiens du temple, deux états d'esprit antagonistes que l'on peut retrouver dans toutes les professions liées de près ou de loin au livre : éditeur, libraire, critique, enseignant, bibliothécaire, etc. Les gardiens du temple décrètent la nécessité de lire mais déplorent la mort de la littérature, les passeurs considèrent le livre comme quelque chose de vivant, un enthousiasme à partager.

"Aux passeurs, je dois tout, écrit Daniel Pennac dans une brochure Gardiens et passeurs qu'il vient de publier, non seulement mon travail d'écrivain qui est allé de bouche en oreille mais aussi mes bonheurs de lecture."

Lui-même ne cesse de jouer ce rôle de passeur, par son œuvre de romancier d'abord mais aussi par ses réflexions sur la lecture et par la générosité avec laquelle il partage les livres et les auteurs qu'il aime. Car "le verbe lire, rappelle Pennac dans Comme un roman, ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe "aimer"... le verbe "rêver". Les livres qui lui ont donné le goût de la lecture - "les romans de mon enfance, ceux qui m'ont permis de me faire une vie en marge de ma vie de pensionnaire" - c'est à des gens qu'il aime qu'il les doit. "Parents, amis, c'est comme ça que les livres circulent", et aujourd'hui encore quand il choisit ses livres c'est souvent sur les conseils d'amis.

"Des libraires aussi. Parfois de la critique. Surtout en fonction des livres eux-mêmes. On aime un roman, un essai, on retient le nom de l'auteur, on lit ce qu'il a écrit ou écrira d'autre. Ce fut le cas récemment avec le romancier anglais Jonathan Coe. J'attends ses prochains livres."

Ces bonheurs de lecture, ces romans de l'enfance c'est d'abord une extraordinaire liberté "à commencer par celle de foutre le camp en restant là et d'aller voir ailleurs si j'y suis (ce qui est souvent le cas). On en revient moins bête."Mais éprouver le bonheur de lire est une chose, le partager est plus difficile, et quand on demande à Daniel Pennac quel livre il sauverait de sa bibliothèque en flammes, il répond : "Je sauverais le livre qui est le plus près de la fenêtre et je sauterais." Non pas que pour lui tous les livres se valent mais il est difficile d'établir une liste de préférences sans tomber dans la sacro-sainte ordonnance des lectures prescrites qu'affectionnent tant les gardiens du temple. Le livre est avant tout affaire de passion et d'échange. À ses meilleurs amis, le cadeau que ferait Pennac, c'est sa bibliothèque. Quant à son pire ennemi, ce qu'il pourrait lui souhaiter de plus terrible : "l'empêcher de lire !"

Peu d'écrivains, et c'est une de ses forces, associent comme lui aussi clairement l'écriture à l'envie de partager le bonheur de lire, et si on lui demande quel est le livre qui l'a récemment tenu en haleine tard dans la nuit, Daniel Pennac répond sans hésiter : "Celui que je suis en train d'écrire... Parce que, comme tous les livres qu'on écrit, il se défend."




a lire : http://perso.wanadoo.fr/mondalire/pennac1.htm et http://perso.wanadoo.fr/mondalire/
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