songes d'un art aimé

le temps de lire , comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre Daniel PENNAC
 
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 Sylvie Testud

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chrysfylène
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MessageSujet: Sylvie Testud   Dim 11 Déc - 17:49

Je pense que beaucoup d'entre vous me dirons, mais c'est une actrice, et bien c'est vrai mais je viens d'apprendre qu'elle avais aussi ecrit deux livres; "il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir" que je suis en train de lire et que j'adore et l'autre je ne me souviens plus du titre.
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julie
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MessageSujet: Re: Sylvie Testud   Dim 11 Déc - 21:28

Ah? je ne savais pas ! je vais regarder cela sur Amazon.fr Wink
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chrysfylène
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MessageSujet: Re: Sylvie Testud   Mer 14 Déc - 20:05

en fait c'est super génial comme livre, l'ecriture est génial, pas genre roman avec des mots compliqués. C'est un discour simple avec des mots simples et beaucoup d'humour.
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chrysfylène
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MessageSujet: Re: Sylvie Testud   Lun 30 Jan - 15:24

Son seconde livre est le ciel t'aideras que je n'ai d'ailleur toujours pas trouver en librairie ...
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chrysfylène
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MessageSujet: Re: Sylvie Testud   Mar 6 Juin - 15:16

Voila j'ai enfin trouver ce livre : Le ciel t'aidera de Sylvie Testud
et j'adore elle y parle de elle, c'est genre une biographie de dedans sa tête (d'un cours passage de sa vie) c'est bizare mais j'aime toujours autant son écriture.
En plus dans ce qu'elle raconte je m'y reconnais c'est hallucinant je ne suis pas là seule à être complétement flippée dans ma tête...

si quelqu'un à lut un de ces livres j'attend vos impressions. Very Happy
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chrysfylène
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MessageSujet: Re: Sylvie Testud   Mar 6 Juin - 19:25

Je viens de finir de lire Le ciel t'aidera et j'ai les larmes aux yeux la fin est très étonante, je ne m'attendais certainement pas à ça...
Du coup maintenant j'ai envie de voir son dernier film en date ... La vie est à nous
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julie
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MessageSujet: Re: Sylvie Testud   Jeu 7 Sep - 0:20

INTERVIEW DE SYLVIE TESTUD
Hors-champ

On la connaît comédienne fraîche, enjouée et naturelle. Ecrivain, elle n'en perd pas les qualités qui ont fait d'elle une des jeunes femmes les plus incontournables du cinéma. Alors qu'on la verra le 20 septembre prochain dans le film de Temur et Gela Babluani 'L'Héritage', Sylvie Testud nous offre son troisième opus 'Gamines' aux éditions Fayard.

Dans 'Gamines', Sylvie Testud endosse le rôle de Sybille, une petite fille qui grandit avec ses deux soeurs et sa mère. Un personnage qu'elle interprète avec humour et fait parler avec justesse. D'accord, il y a sans doute de la triche : Sylvie, Sybille, on évalue difficilement la part autobiographique dans tout ça... Entre un coup de fil à la nounou de son fils qui vient de se cogner la tête et la préparation de sa valise pour son départ en Amérique du sud où elle s'apprête à tourner, Sylvie Testud avoue avoir mis encore une fois un peu d'elle dans ses pages. Rencontre avec une jeune femme à l'aise et loquace sur son travail d'écrivain, loin des caméras qui ont cessé momentanément de tourner...


Actrice et romancière : vous considérez-vous avant tout comme une femme de lettres ou de l'image ?

Ohlalalala... Je ne sais pas quoi répondre à cette question. je m'interdis de me catégoriser. Je laisse le soin aux autres de le faire. Ca doit rester leur problème, pas le mien.


Derrière la caméra, l'actrice est en quelque sorte manipulée... Quel rapport entretenez-vous avec l'écriture ?

Quand on est actrice, on n'est pas manipulé mais dirigé. Le matin, quelqu'un nous dit : "Aujourd'hui, tu es énervé", ou "Aujourd'hui, tu es plutôt de bonne humeur". On commande vos sentiments. Quand vous écrivez, c'est le contraire. C'est vous qui manipulez. Non seulement les personnages, mais également leurs humeurs. Vous tuez les gens ou vous les rendez sympathiques. C'est assez jouissif d'ailleurs. Les deux expériences sont très opposées.




Votre travail de comédienne vous sert-il dans l'écriture ?

Enormément, j'ai l'impression. On me complimente souvent sur le fait que mes phrases résonnent dans la tête. Cela vient du cinéma. A force de lire des dialogues, à force de lire des textes que l'on doit mettre en vie, je crois qu'on identifie les choses qui ne seront jamais plausibles. Mon métier de comédienne facilite celui de l'écrivain.





D'où cette écriture sur le vif et la place prépondérante des dialogues ?

Oui, tout à fait. Je n'écris pas de la littérature au sens scolaire du terme, au sens académique. C'est comme si vous passiez un moment avec quelqu'un qui vous raconte une histoire. Les personnages dans mes livres bougent et parlent. Au cinéma, je prends le texte - qui reste du papier et de l'encre - et je lui donne vie. J'y arrive ou pas d'ailleurs. Quand j'écris, je fais l'inverse. J'imagine une vie, j'imagine une chose et j'essaie avec du papier et de l'encre de capter cette vie.


Quel a été le point de départ de 'Gamines' ?

Je m'inspire énormément de moi. Je me mets en scène. Je me trahis moi-même cette fois, je triche, je reconstruis les choses comme j'ai envie qu'elles soient ou pas d'ailleurs, parce qu'on est toujours un peu malsain, on manipule ses sentiments. Si vous reprenez les trois livres : il y en a un où je suis restée très extérieure, je regarde le monde professionnel dans lequel je suis. Le deuxième, je parle un peu de cette phobie, de cette espèce de paranoïa que j'ai, qu'ont d'ailleurs beaucoup de femmes d'après ce que j'ai compris, notamment beaucoup d'actrices. Dans 'Gamines', tout à coup, c'est comme si je faisais un travelling arrière. Il y a un trait commun au trois : dans le premier, je disais je ne suis pas dupe de ce qui m'entoure, dans le deuxième, je suis complètement flippée mais je ne suis pas dupe de moi. Je sais que j'invente n'importe quoi, c'est presque à mettre sur mon passeport. Signe distinctif : trouillarde. Et là, c'est comme si je disais : je n'ai jamais été dupe, même petite fille.


Mais vous avez fait le choix de traiter d'une enfance pas toujours folichonne avec humour et fraîcheur...


On a tous un problème quelque part. On marche avec deux ou trois pattes, on fait comme on peut. Avec un peu d'humour et de recul, on se dit qu'on s'en sortira. C'est ce personnage que je décris. Elle a dix ans au début du bouquin, elle part avec une donne. Il lui manque un des deux parents, elle forme avec ses soeurs un trio infernal et dévastateur complètement acariâtre par rapport à la mère. Et de ça doit naître quelqu'un.


'Gamines' est un roman dans lequel se confrontent enfance et vie d'adulte. Alors au final, est-ce que les gens changent en grandissant ?

Sur les photos de maternelle, on me reconnaît immédiatement. Les gens disent : "C'est toi, t'as la même tronche." C'est faux. J'ai évolué. Un peu tout au moins. A part des drames qui peuvent bouleverser une vie - je touche du bois, j'espère que ça ne m'arrivera pas - je pense que dans la vie, on ne fait que poursuivre, évoluer ou essayer de se décaler. On aimerait tous devenir quelqu'un d'autre, différent de ce que l'on nous a donné à la base. Mais malheureusement, on ne change pas tant que ça. Sybille, mon personnage principal n'évolue pas beaucoup. Celle de la fin du roman ressemble à la Sybille du début... Là, il y a un parallèle avec moi. J'ai l'impression encore maintenant qu'il y a encore des traces de mon enfance, même si je boutonne les boutons de mon chemisier droit.


Qu'est ce qui change alors ?

On a tous une vérité. Ce que j'ai écrit c'est une vérité que j'aurais voulu qui soit. C'est un roman. Une affabulation. Dans la vie, on s'arrange avec ce qu'on a. On arrange les choses comme on a envie de les voir ou pas d'ailleurs. On a des côtés maso qui nous font voir parfois les choses beaucoup plus noires qu'elles ne le sont. C'est difficile parce que dans l'enfance, on ne fait qu'avoir des bribes de vérité de la part des adultes. On entend des petites phrases. Un peu comme des textes à trou. Et l'imagination peut être féroce. Quand on laisse les enfants imaginer, ça peut être pire que la réalité. Ecoutez les histoires que les enfants se racontent entre eux, c'est toujours très sombre, très noir. Il y a une sorte d'angoisse chez l'enfant. Je ne sais pas si c'est parce qu'ils ont l'impression qu'ils n'y arriveront jamais, que c'est compliqué parce qu'ils sont petits et qu'on vit dans un monde de grands. Les imaginations ne sont pas toujours très ensoleillées. Sous mon texte frais, on sent bien qu'il y a cette gravité.


On peut lire en préambule de votre roman : "Toute ressemblance avec des personnes existantes est un peu un hasard". Un pied de nez à ceux qui rangent vos textes au rang des récits autobiographiques ?


On demande toujours un mode d'emploi aux gens. Pourquoi faut-il toujours donner une raison à tout ? Est-ce que Sybille c'est vraiment vous… J'ai bien conscience que j'ai trahi la vérité. C'est un peu comme si je voulais du jus d'orange mais je n'ai pas envie de dévoiler l'orange alors je prends un pamplemousse, je le presse et ça fait quand même du jus d'orange… On va dire ça comme ça. Le pied de nez du départ dit : oui, je me mets en scène, ça m'inspire beaucoup et surtout ça m'amuse. C'est aussi simple que ça.


Dans 'Gamines', la mère de Sybille n’a pas droit à une hostie parce qu'elle est divorcée. Vous portez une regard sévère sur la société ?

C'est une société qui vous presse et vous dit que vous avez un problème. Quand vous êtes enfant et que vous dites que vous ne savez pas qui est votre père, on vous regarde avec un air de tristesse terrible. Nous, quand on disait ça, on se rendait compte qu'on avait un problème dans le regard des autres. On ne ressentait pas tant cette absence. La société trouve joli d'avoir le papa et la maman qui viennent chercher leurs enfants à l'école. Il y a une dictature. Il ne faut pas être si carré. Je prends l'exemple de la religion qui a, surtout en ce moment, une sorte d'autorité dans leur quotidien… Le curé est quelqu'un qui ne s'est jamais marié, qui reste seul et qui explique à la famille comment vivre... et qui vous censure puisqu'il dit vous ne prenez pas l'hostie puisque vous êtes divorcée.


Qu'en est-il des hommes dans ce roman plein de femmes ?

Cette petite Sybille pompe cette testostérone absente pratiquement chez tous les personnages masculins qu'elle rencontre. Ce qu'elle ne voit pas chez elle tous les jours, elle va le glaner au fil des rencontres. Le parrain, le grand-père… Elle se sert de tous les hommes qu'elle croise. Ils font office de modèles.


Il y a quelques années, vous tourniez dans le film 'Stupeurs et tremblements'd'après le roman d'Amélie Nothomb... Aujourd'hui, 'Gamines' prend place en librairie aux côtés de 'Journal d'hirondelle'...

Ca me fait crever d'orgueil ! Je suis vraiment fan de cette Amélie. Je viens de recevoir 'Journal d'hirondelle', je ne l'ai pas encore lu...


"Ne demande ton chemin à personne, tu risquerais de ne plus pouvoir te perdre". Cette citation du rabbin Nachmande Brastlav ouvrait votre roman 'Il n'a pas beaucoup d'étoiles ce soir'. Est-ce toujours votre façon de voir la vie et d'envisager votre carrière ?



Oui, de plus en plus… J'ai des projets. Je vais continuer à tourner quelques films. J'ai également travaillé sur l'adaptation du bouquin en pièce de théâtre...


Le 20 septembre sort 'L'Héritage' vous y interprétez le rôle d'une jeune femme qui hérite d'un château en Géorgie...

C'est un film absolument magique à tourner. Le Caucase était une région que je ne connaissais pas du tout. Cette culture qui a été bouleversée par la Russie à mi-chemin entre l'Asie et l'Europe... C'était pour moi une découverte totale. Des gens qui tiennent droits alors qu'ils viennent de passer plus d'un siècle dans la tourmente totale.
Tourner ce film a été une aventure incroyable et j'ai l'impression que cette famille de Babluani est extrêmement talentueuse. J'étais là quand le fils Gela avait réalisé '13 Tzameti'. J'adore ce film. Et 'L'Héritage' est un très beau film...


Vous avez dit un jour : "Si je savais quel rôle jouer, je l'écrirais", alors ?

Ben je ne l'ai pas écrit alors je ne sais pas. C'est difficile quand on s'habille soi-même... C'est quelque chose que je pourrais vraiment rater ! Alors pour l'instant ce n'est pas d'actualité.


Propos recueillis par Mélanie Carpentier avec la collaboration de François Ménard pour Evene.fr - Septembre 2006
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