songes d'un art aimé

le temps de lire , comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre Daniel PENNAC
 
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 RENTREE LITTERAIRE 2009

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julie
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Date d'inscription : 05/04/2005

MessageSujet: RENTREE LITTERAIRE 2009   Dim 6 Sep - 17:41

Pour la 18 ème année consécutive Amélie Nothomb publie un roman

http://tv.lepost.fr/2009/09/01/1677529_pour-la-18-eme-annee-consecutive-amelie-nothomb-publie-un-roman.html


Plus de 400 écrivains français publient dans les jours qui viennent. Parmi eux, dix dont on va parler.

Amélie Nothomb signe son dix-huitème roman.


• Amélie Nothomb, Le Voyage d'hiver (Albin Michel). C'est son dix-huitième roman. Dans ce livre au titre emprunté à Schubert, le narrateur rencontre… une romancière un peu simple d'esprit mais qui a beaucoup de succès ; cette dernière est accompagnée d'une assistante manager qui gère le quotidien et les affaires de l'écrivaine handicapée. Quant au narrateur, «vaguement employé» par EDF-GDF, il a des désirs d'attentat. Dans ce piquant et psychédélique roman, il est beaucoup question de noms bizarres et de grands classiques. On l'aura compris, avec Nothomb, la forme est tout aussi importante - si ce n'est plus - que le fond. La dérision est servie avec générosité.

• Patrick Poivre d'Arvor, ­Fragments d'une femme perdue (Grasset). Roman polyphonique autour de la figure d'une femme nommée Violette, le genre de per­sonne que l'on définit un peu trop vite comme une «femme fatale». Fatale, pour qui ? Patrick Poivre d'Arvor, qui s'y connaît en la matière, dévoile à travers ce récit les multiples faces cachées d'une rencontre, d'un désir, d'un amour, tout ce qui fait le sel et le miel d'une union. Le fiel, aussi.

Marie NDiaye, Trois Femmes puissantes (Gallimard). C'est un livre fort dans lequel Marie Ndiaye brosse le portrait de trois personnages féminins en quête de revanche sur la vie, qui refusent le destin que l'on a tracé pour elles. Trois femmes qui n'ont pas de lien entre elles, sinon de s'être croisées brièvement. Elles ont un point commun : la difficulté de dire non à la soumission, aux hommes, à la société, et cette conséquence terrible : la liberté rime avec solitude.

• Eliette Abécassis, Sépharade (Albin Michel). C'est l'histoire des juifs du Maroc, une épopée ­comme la littérature en raconte rarement - près de 500 pages, et un bel arbre généalogique. Eliette Abécassis s'est emparée du sujet avec ambition et passion. Avec, toujours sous-jacente, la question autour de la quête d'identité, une quête d'autant plus complexe que l'identité est multiple. On s'attachera longtemps aux personnages d'Esther Vidal et de Charles Halévy, symboles de deux visions différentes de la vie. Le décor ajoute de l'ampleur au roman.



• Frédéric Beigbeder, Un roman français ­(Grasset). «Mon enfance est à réinventer : l'enfance est un roman.» Une confession familiale du trublion des lettres qui s'étire sur près de 300 pages. Un récit intimiste et sans concessions sur ses années de formation, au sein d'une famille bourgeoise du Béarn. Beigbeder a enfin délaissé ses habituelles fanfaronnades et ses frasques de luron mélancolique pour nous livrer ce roman touchant, parce que sans artifices, écrit par un homme de blessures. Et c'est là qu'on l'attendait.

Pascal Quignard, La Barque silencieuse (Le Seuil). Sous un titre aux ­couleurs debussystes, l'auteur d'Amalia poursuit son cycle du Dernier Royaume entamé en 2002 avec «Les Ombres errantes» (couronné par le Goncourt). On y retrouve les grandes figures quignardesques : les lettrés chinois, les personnages historiques du XVIIe siècle, son goût pour la musique baroque, quelques citations latines… Mais, dans ce sixième volet, ­Quignard se livre un peu plus, mêlant anecdotes, aphorismes, réflexions, miniromans, dans un vaste projet plus politique, basé sur la revendication de son athéisme. Un vrai passeur de siècles.

• Jean-Marc Parisis, Les Aimants (Stock). Dans son sixième roman, Parisis raconte l'histoire d'un amour enflammé puis disparu et finalement métamorphosé par la force des ans et du sentiment. Les amants sont devenus complices, comme frères et sœurs peuvent parfois l'être, aimants, rappelant ainsi le vers d'Hugo : «Les aimants sont les bénis !» Maître de la forme brève, Parisis a tressé là une ode magnifique à la femme, à ses mystères scintillants. Un récit poétique et lumineux qui enchantera les amateurs de Nadja ou des nouvelles de ­Stefan Zweig.

• Philippe Delerm, Quelque chose en lui de Bartleby (Mercure de France). Le romancier revendique haut et fort le clin d'œil à ­Herman Melville avec ce nouveau roman qui fait mouche. Son ­personnage, Monsieur Spitweg, ­obscur employé de La Poste, a bien quelque chose du personnage de Melville lorsqu'il décide sans avoir l'air d'y toucher de célébrer l'antiaction à travers son blog et de prendre à contre-pied ceux qui réclament d'en faire ­toujours plus. Bingo ! Les commentaires affluent tant qu'il en devient un phénomène médiatique. Le supportera-t-il ? Tendre diatribe contre notre société frénétique, ce récit réjouissant sera sans conteste le carpe diem de la rentrée.



• Nicolas Fargues, Le Roman de l'été (POL). Après ses derniers ­succès, J'étais derrière toi et Beau Rôle, Nicolas Fargues signe un septième roman en moins de neuf ans, et ajoute un nouvel opus à son exploration caustique des caractères du monde contemporain. C'est l'été dans le Cotentin, John, après avoir démissionné, veut entrer en littérature mais la poursuite de cette nouvelle vocation semble plus dif­ficile que prévu. Sa fille lui annonce sa visite, le voisin, quant à lui, ne rêve que de percer un trou dans le mur pour profiter de la vue. La chorégraphie sociale ­débute : instrumen­talisation, quiproquos, incompréhensions, amours nouveaux avec la mer en toile de fond.

• Patrick Besson, Mais le fleuve tuera l'homme blanc (Fayard). Un Besson au mieux de sa forme avec ce gros roman débridé dans lequel l'auteur de Dara s'est intéressé de près à l'Afrique équatoriale. Attention, âmes sensibles s'abstenir ! L'écrivain, via son héros, Christophe, avocat quadra travaillant pour une compagnie pétrolière, raconte un continent rongé par les magouilles, les affaires politiques, les trafics en tout genre. Tout le monde en prend pour son grade, les Africains et les Occidentaux. Ambitieux, violent, ce roman est aussi un bel hommage à la culture africaine.


source le figaro
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MessageSujet: Re: RENTREE LITTERAIRE 2009   Dim 6 Sep - 17:41

EN BD



ENKI BILAL A LA COTE

Depuis le séisme de la première vente Bilal, en mars 2007, au cours de laquelle Bleu Sang, une toile de l’auteur de La Foire aux immortels, avait atteint le prix faramineux de 177 000 euros et où l’ensemble de la vente avait triplé les estimations, Enki Bilal possède une véritable cote dans le milieu de l’art contemporain. C’est sans doute un peu pour ça qu’il a décidé de mettre en vente la totalité des dessins réalisés pour son album Animal’z, splendide western postapocalyptique, conçu et dessiné dans l’urgence en 12 mois, et paru en mars dernier chez Casterman. Le 19 septembre, ce sont donc 350 lots qui seront mis en vente, allant de 600 à 40 000 euros pour le dessin de la couverture. Bilal le reconnaît lui-même : «C’est une histoire de flux tendu. L’idée d’un élan comme un moteur de création de la génèse d’Animal’z à sa réalisation. Le tout comme un passage vers un objectif unique qui serait la dispersion. »

Vente Enki Bilal, « Animal’z », chez Artcurial. Samedi 19 septembre à 14 h15. Hôtel Dassault. 7, Rond-point des Champs-Élysées. 75008 Paris. Tél. : 01 42 99 20 17 www.artcurial.com (Casterman & Enki Bilal/Artcurial)


LE TUEUR DE JACAMON ET MATZ DÉBARQUE À LA HAVANE

Dès la parution du premier album, Long Feu (2000), signé Jacamon (dessin) et Matz (scénario), la série Le Tueur s’est imposée comme un classique du roman noir. En l’espace de six albums seulement, cette série en forme d’autobiographie d’un tueur professionnel a conquis un large public grâce à un dessin racé, une clarté graphique et d’éloquents découpages cinéma. Dans ce septième tome, Le Tueur se retrouve à La Havane, en mission. Sa cible : un jeune et brillant Cubain, commissaire aux affaires pétrolières. Instrumentalisé par les Américains, Le Tueur est réticent à accomplir sa besogne. Pour la première fois, il va tenter de jouer double jeu à ses risques et périls. À l’excellent scénario foisonnant de résonances géopolitiques actuelles, réaliste et haletant, s’ajoute la maîtrise du dessin de Jacamon au sommet de sa forme graphique. Un album qui vise en plein dans le mille.
«Le Tueur, Le Commun des mortels», tome VII, de Jacamon et Matz, Casterman, 56 p., 10,40 € . (Jacamon & Matz/Casterman)




LE SANDOKAN INACHEVÉ DE PRATT ET MILANI

On n’aurait jamais cru découvrir un album inédit d’Hugo Pratt. Après quarante ans passés dans des cartons paraît Sandokan, le tigre de Malaisie, les premières planches d’une BD signée par le « Maestro » italien à la fin des années 1960. Commandée à Pratt par Milo Milani du Corriere des Picolli fin 1967, cette BD d’aventure n’avait jamais pris le chemin de l’imprimerie. Et pour cause, l’auteur de Sergent Kirk ou d’Ann de la jungle était trop occupé par un autre grand marin romantique, Corto Maltese, qui prenait le large dans les pages du journal Pif Gadget à la même époque. Que dire de cette adaptation esquissée du roman d’Emilio Salgari. Qu’elle laisse un petit goût d’inachevé. Comme le Tintin et l’Alph’art d’Hergé, cet album ravira surtout les collectionneurs. Ce que l’on comprend entre les lignes du Sandokan de Pratt, c’est qu’au moment de sa conception, l’esprit et l’énergie créatrice de Pratt s’étaient déjà tournés vers le beau Corto…
« Sandokan», album inédit d’Hugo Pratt et Milo Milani, d’après le roman d’Emilio Salgari, Casterman, 70 p., 18 €. (Hugo Pratt et Mino Milani/ Casterman)





LE FABULEUX DESTIN DE MARTIN VEYRON

C’est le grand retour de Martin Veyron. Et cela fait diablement plaisir. Vingt-six ans après L’amour propre ne le reste jamais très longtemps (porté également au cinéma en 1985), Martin Veyron revient à un thème qui lui est cher : l’amour propre et la quête du point G. Dans son nouvel album, Blessure d’amour propre, l’auteur de Cru bourgeois, président du Festival de BD d’Angoulême en 2002, se met carrément en scène. Le héros s’appelle donc Martin Veyron. Et il est cette fois aux prises avec une journaliste santé qui le sollicite en tant qu’expert sexuel pour un documentaire sur le point G. À bout d’arguments, et surtout grevé de dettes, Veyron accepte d’obéir à l’injonction de la demoiselle : « Refaites du cul, accepter votre destin ! » Tout en renâclant de manière bourrue et hilarante, le dessinateur nous offre donc la suite de son album fétiche. À découvrir le 9 octobre prochain.
« Blessure d’amour propre», de Martin Veyron, Dargaud, 80 p.,14,50 €. (Martin Veyron/Dargaud)

[url]source : le figaro.fr[/url]
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